A la recherche du moi profond

Marcher seul est un acte d’amour, une prise de conscience de soi dans l’espace, le temps. C’est s’inscrire dans la réalité, dans ses possibles. N’ayez pas peur de vous-même. La plupart du temps on ne s’ennuie pas. Personnellement, je le vois comme un cadeau. Le relationnel n’est plus tourné vers l’extérieur mais vers l’intérieur. C’est déroutant au début, très enivrant par la suite. On s’aperçoit que la relation à soi-même peut alors devenir une aventure dans l’aventure.

Faire l’expérience de soi

Accepter l’idée d’être responsable de sa personne et de veiller sur elle comme le lait sur le feu. Marcher seul, ouvre des pans entiers de l’univers. Il s’étend de la physiologie du corps à la dimension spirituelle. De la chair à l’esprit. Reconnaitre et accepter son être comme un écosystème dans lequel évolue tous les aspects de sa personnalité. Certains se découvrent ou valident le performer, le feignant, le poète, le gourmand, le primitif et j’en passe. Marcher est le moment privilégié pour unifier tout le monde et permettre à chaque entité de pouvoir avoir sa place, son moment. Et c’est ce qui se passe au cours d’une journée de marche. Le performer va relancer le compteur kilométrique qui stagne pour atteindre l’objectif du jour. C’est souvent le cas lorsque le poète a fait de l’affût d’animaux pour commencer la journée et s’est laissé déborder par le feignant qui aurait bien lézardé dans la matinée au soleil. Le gourmand sait se faire désirer en début d’après midi. Lui, il garantit d’atteindre un objectif intermédiaire. La faim justifie les moyens. Pour peut que vous ayez planifié un lieu (panorama, restaurant…) ou une distance type. Dans ce domaine, le gourmand s’est se faire respecter par le feignant et le poète. Tout le monde au garde à vous à commencer par le performer qui jubile de cette reprise de rythme. C’est un jeu. Parfois, il y a conflit d’intérêt entre les différentes facettes. Là encore quelques astuces permettent de rétablir le calme. Les techniques de respirations sont souvent l’autorité qui coupe court à toutes ‘mutineries’. Marcher seul, c’est aller à son rythme. Il n’y a rien de plus précieux. C’est transcender ses objectif par la détermination du corps, de l’esprit comme si plusieurs êtres donnaient vie à un plus grand encore. C’est veiller sur ces pas. Eviter de tomber, réduire les impacts et la fatigue.

Marcher seul, c’est un bon moyen pour être discret et voir des animaux. Le temps que vous ne passerez pas à parler de la pluie et du beau temps avec autrui, vous le consacrerez à votre sécurité. Marcher plus ou moins vite compte tenu de son état du moment. Regardez où vous marchez et choisir la meilleure trajectoire pour économiser ces pieds. Anticiper les dangers, humains, animaux, géologique et j’en passe.

Quels bénéfices

Pour contempler la beauté de la nature

Pour augmenter ses chances d’apercevoir des animaux

Pour prendre le temps d’aller à son rythme

Pour apprécier le silence et les sons de la foret

Pour être à l’écoute de son ressentit

Pour écouter ces temps forts et les autres

Pour être vigilant et veiller sur sa sécurité

Pour être plus responsable de ces actes

Pour rester maître du déroulement de la journée

Pour donner corps à une idée constructive et positive: « je suis de bonne compagnie »

 

 

 

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