Les risques sont là, il est indispensable de les connaître, d’évaluer la probabilité et les conséquences en pleine nature. Inutile de s’en faire toute une histoire. Apprenez à les éviter et à y faire face. Chasse, reptiles, insectes, blessures… Déterminons les moyens crédibles d’éviter les dangers en randonnée et les moyens pour nous en prémunir. Bonnes chaussures de marche et sac à dos, ça suffit pas pour marcher heureux. Il est indispensable d’avoir les yeux bien ouverts.

Lorsque l’on parle de dangers, il y a souvent quatre groupes principaux trés distincts. Le premier groupe ignore les risques. Le deuxième se croient au dessus de tout cela et fait preuve de fatalisme pour se convaincre. Le troisième l’envisage de manière presque paranoïaque, stressée et l’aborde comme un phobie. La bonne attitude se trouve à la frontière de ces trois perceptions. Déterminé, résigné et acteur de son aventure. C’est le quatrième groupe, il se prépare à l’éventualité: conscient.

Les dangers de la randonnée sont connus. La diversité des sources statistiques ne manquent pas de rappeler les risques. Sociétés de chasses, service de secours, observatoires privés (Fondation en tout genre comme celle de Petzl..), thèses d’étudiants, OMS… Tous recensent, compulsent et décryptent les données nationales et mondiales.

Les dangers en randonnée dans l’hexagone:

 

Les reptiles:

En France, les vipères sont notre principal focus. La couleuvre de Montpellier pourrait aussi faire l’objet d’attention mais elle est moins répandu dans l’hexagone. Ses crochets à venin localisés dans le fond de la gueule rendent la probalilité d’envenimation encore plus anecdotique. Tout ça pour dire que les vipères passent plus de temps à nous éviter qu’à nous piquer.

Le venin, comme celui de tous les serpents venimeux, sert à neutraliser les proies, plus petites que nous. La dose injectée est donc souvent insuffisante pour notre corps, ce qui explique la faible mortalité de l’homme. De plus, nous ne sommes pas des proies pour les serpents. Ils le savent. Ils consomment lézards, petits mammifères, insectes, rongeurs, crapauds, grenouilles, salamdres. Vous vous retrouvez dans cette liste. Non? Tant mieux.. Le venin, les serpents en ont peu. Il sert à chasser pour se nourrir. Il demande beaucoup d’énergie à produire. Huit fois sur dix, ça mord sans injection. En cas de mal chance, référez-vous aux règles en vigueur ( désinfectez, couvrez, immobilisez et appelez les secours). Les blessures sont principalement localisées aux mains à l’occasion du ramassage de bois et de baies sauvages et aux pieds en marchant dessus. L’utilisation d’un baton pour ouvrir la voie est conseillé. Vigilance avant et toujours. Utilisez vos sens, un mouvement de serpent et celui d’un crapaud ne produit pas le même son. L’un rampe, l’autre fait des petits bons. Enregistrez-vous une ‘banque sonore mentale’ en amont et sur le terrain pour facilement évaluer trés vite ce qui vous entoure.

En revanche, ça se complique lorsque la personne a un choc anaphylactique. C’est souvent donc plus le choc que la toxicité du venin qui créé des problèmes de santé et peut mener à la mort de la victime. Cette grave allergie provient d’une réaction violente de l’organisme. Une piqûre de guêpe ou un aliment produisent parfois les mêmes effets dramatiques. Dans ce cas, plus la personne est prise en charge tôt plus elle a des chances de s’en sortir.

Les vipères vénimeuses: vipère aspic, péliade, des pyrénées ou de Seoane.

Les serpents moins dangereux: vipère orsini (vénimeuse mais venin faiblement toxique, petite mâchoire randant la morsure moins évidente), couleuvre de Montpellier (vénimeuse mais les crochets sont au fond de la gueule). Reconnaître les serpents dans le pays.

De nombreuses espèces sont protégées en France, inutile de les exterminer pour le plaisir. En revanche, si au cours d’une attaque le serpent est tué, il peut être utile de le rapporter aux services de secours pour qu’ils injectent le bon serum anti-venin à la victime. Le plus tôt est toujours le mieux mais tous les hôpitaux n’ont pas des stocks. Il arrive que ce soit le malade que l’on transporte dans un autre site pour permettre de le soigner.

En fin, l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) recommande de ne pas utiliser de dispositif de type « aspi-venin ». Il ne serait pas approprié pour ce genre d’envenimation.. Serpents, éviter, faire face. La vipère est donc à surveiller avec attention mais n’est pas en tête des dangers en randonnée.

vipère sur gravier

Dangers en randonnée, vipère

 

La chasse et le gibier:

Les blaireaux, les sangliers et les cerfs ne cherchent pas plus le contact avec les humains que les vipères. Une collision n’est pas impossible. Pour avoir faillit être percuté par un blaireau en pleine course à la sortie d’un champ, ce dernier a fait volte en sortant des blés dès qu’il m’a vu. Pour les sangliers, qui a déjà entendu un mouvement à proximité, sait qu’il est bon de déterminer de quels côtés ça part. La laie se fait entendre car elle marque sa présence en soufflant ou en émettant des wouff, wouff. C’est un ronflement profond. C’est la panique générale, ça va détaller. Elle n’hésite pas à vous faire face et à charger. Le mâle adulte claque des dents. Oui, il est en colère. Prenez de la distance. Si vous ouvrez les yeux, vous éviterez de vous diriger vers un regroupement ou vers des marcassins. Les petits couinent, un appel à l’aide pour appeler la mère. Mieux vaut ne pas s’en approcher même si le spectacle peut être joli. Il est surtout dangereux. Si vous tendez l’oreille et êtes à l’écoute de vos sens, le bruit et les vibrations du sol d’une harde s’apprend vite…

 

Laie et ses marcassins dans la nature

Dangers en randonnée, laie avec ses marcassins

 

En période de chasse, la marche n’est pas impossible, il suffit d’être très attentif du milieu environnant pour éviter les risques de la randonnée. Inutile d’aller vous rendre dans une zone ou vous entendez déjà un concert de coup de feu. Après, parfois on s’en rend compte trop tard. Alors, mieux vaut rapidement réagir et adopter les règles de sécurité élémentaires: gilet orange, aucun hors piste, on reste sur les chemins clairement identifiés et on se signale au besoin avec des grelots ou un sifflet. Si vous voyez plus d’animaux que d’habitude, vous êtes peut-être en zone de repli ( l’endroit où les animaux se cachent pour éviter de se faire tuer). Encore une fois, on se signale surtout si vous entendez des clochettes de chiens dont le métier est de marquer le gibier et de rabattre la cavalerie… Les chasseurs sont sympas. Vous êtes de passage dans ce bois. Eux, c’est le leur ou ils payent pour l’exploiter. Alors n’oubliez pas avec humilité de quel côté vous êtes. Vous êtes un invité qui s’invite tout seul. En se prenant pour un cowboy, vous passerez vite dans la catégorie intru, inopportun. L’histoire peut très vite mal virer. Aller au contact permet très souvent de déterminer le sens de la battue. Se signaler augmente les chances d’être identifié par radio et améliore votre protection durant votre cheminement. Chasseurs et randonneurs ne cherchent ni les conflits ni les accidents. Nous sommes en forêt pour autre chose: marcher ou chasser, être et rentrer vivant après une belle journée. Si vous deviez faire un détour, faites-le. Votre vie a plus d’importance que votre égo mal placé. Découvrez les différents modes de chasse. Le gibier n’est pas un prédateur pour l’Homme pour peut que l’on respect son territoire. Il n’est en tête des dangers en randonnée.

 

Un chien berger garde un troupeau

Dangers en randonnée, chien et son troupeau

 

Les chiens nous y reviendrons, qu’ils soient à des randonneurs, des chasseurs ou de bergers demandent une grande surveillance. Pas de grands gestes, qui pourraient passer pour de l’agressivité. Toujours un oeil sur le chien, même après être passé à sa hauteur, qu’il soit petit ou grand. Inutile de les provoquer. De chasse ou de berger, même principe qu’expliqué plus haut. Vous n’êtes pas en terrain conquis. Vous êtes sur leur territoire le plus souvent. Pour rappel, ils mordent plus fort que vous et vont souvent aussi beaucoup plus vite. Vigilance pendant et toujours. Batons en mains et on ne s’éternise pas. Là encore  un petit détour vaut mieux qu’une course poursuite avec morsure ou grosse frayeur, blessure et handicap supplémentaire. Rentrer en boitant, rend la journée plus longue… Vous aurez des souvenirs mais aussi des séquelles. L’avis des professionnels.

Les tiques:

Inutile de s’en faire une montagne. Le risque est là. Les conséquences multiples, près de 50 symptômes recencés. Se faire piquer peut devenir dramatique si rien n’est fait avant pour l’éviter le plus possible et après au cas où. 30 000 personnes infectées dans l’hexagone chaque année, inutile de prendre le fléau à la légère. Un suivi est réalisé par le réseau Sentinelle.

En randonnée, procéder à une inspection minutieuse quotidienne devient impératif au moins toutes les 24H. Avec les mains, un petit miroir, avec un portable pour les zones non visibles. Une pince à tique est vivement conseillée dans la trousse à pharmacie pour détacher correctement les bestioles accrochées sans laisser les crochets sous la peau. Il faudra aussi avoir à disposition un désinfectant ou prendre du gel hydro alcoolique pour assainir la plaie. Toutes les bêtes ne sont pas contaminées. En France, seulement 10% des nymphes serait porteur de lyme. C’est peu mais suffisant pour adopter un comportement responsable. Inutile de jouer à la roulette russe. Vérifiez, supprimez le cas échéant, désinfectez. Vigilance avant avec des vêtements couvrants et clairs pour identifier les intrus. Il faut limiter les portes d’entrée: les bas de pantalons dans les chaussettes, Tee shirt et chemise dans le pantalon.

Les produits répulsifs sont pratiques. Les produits à base de DEET et de perméthrine offre un écran de protection efficace. Petit bémol pour le DEET, il dissoudrait les vêtements synthétiques d’origine pétrochimique quelqu’en soit le prix ou la matière. La tique est très patiente avant de trouver sa proie. Elle détecte les variations de température, de pression, les vibrations. On la trouve dans les herbes hautes, les fougères, les buissons, les prairies. Elle colonise les zones urbaines comme les forêts mais certaines régions comme l’Alsace et l’Auvergne sont plus impactées. Il existe des vaccins utilisés aujourd’hui par les professionnels comme les gardes forestiers ou les bûcherons. Sachez enfin, qu’avec 300 souches bactériennes différentes, poser un diagnostic est très difficile encore aujourd’hui car les tests n’en identifient généralement qu’une poignée.

Il reste tellement à apprendre sur la maladie de lyme que l’institut national de la recherche agronomique (Inra) vient de lancer en France une application pour que la population signale les lieux de piqûres, les circonstances. En croisant ces données avec la météo et d’autres paramètres dont l’habitat de l’animal, les chercheurs souhaitent établir un modèle mathématique des risques. Les plus engagés pourront transférer la photo de l’intru et même l’envoyer pour analyse. L’appli « signalement tique » est disponible sur Android et iOS.

Une autre forme plus dangereuse a fait son apparition aux USA depuis quelques années. Elle s’appelle lone star. Cette tique est en mesure de ‘reprogrammer votre système immunitaire ». Rien de moins et garantir le rejet par votre organisme de toute consommation de viande de boeuf, d’agneau ou de porc. Elle est reconnaissable par une tâche blanche sur le dos contrairement à sa consoeur (photo ci-dessous). L’année dernière 4000 cas ont été recencés sur le sol américain. Les intolérances suite à cette tique semblent se développer en France. En Suède, une étude a mis en lumière des symptômes similaires pour une espèce appelé Ixodes ricins. Toutes les deux ont la particularité de sécréter une molécule appelée communément l’Apha-gal. Elle l’injecte dans le corps humain, l’organisme réagit à ce sucre complexe et reprogramme l’organisme. Cela engendre des allergies. Les symptômes fièvres, troubles respiratoires voir même la mort. Les tiques malgré une toute petite taille est dans le trio de tête des dangers en randonnée.

Une tique dans la nature

Dangers en randonnée, les tiques

 

Les insectes:

Ils sont partout. Le rôle qu’ils jouent est fondamental même s’ils provoquent souvent quelques désagrément dans notre rapport à la nature. On sous-estime souvent les risques de la randonnée dont ils sont responsables qui peuvent dans certaines situations mener à des situations dramatiques.

  • Le taon provoque une piqûre dont la douleur peut varier suivant les personnes mais en règle général ça réveil. Comme il est pas du genre à renoncer. Soit vous le tuer soit il revient. Si vous ne vous en apercevez pas car il se pause délicatement, vous en serez quitte pour une belle boursoufflure et des démangeaisons. Il est conseillé de désinfecter la zone concernée. Pour rappel son repas préféré ce sont les bovins dont ils sucent le sang avec la même trompe que pour vous perforez la peau. Des réactions allergiques sont possibles
  • Les guêpes, abeilles, bourdons et frelons s’entendent surtout lorsque l’on s’approchent des nids ou des ruches. Dans tous les cas, la bonne attitude est de contourner plutôt que d’aller au contact. Si un essaim attaque rester le plus calme possible. Ne pas s’agiter les bras, ça ne fera que les exciter. Les produits anti-moustiques sont sans effet sur ces espèces. Les piqûres sont très douloureuses en raison du venin et du dard. Pour les différencier et les reconnaître.
  • Les moustiques comptent pas moins d’une cinquantaine d’espèces en France. Ils y a ceux qui agacent et ceux qui sont d’une discrétion formidable comme les petits moustiques tigre. Là encore c’est question de personne, de réaction et du nombre d’attaque. Les répulsifs (DEET, citronnelle…) fonctionnent bien pour peu que vous ne fassiez pas d’économie inutile en vous en re-badigeonnant ponctuellement.

 

Essaim d'abeilles dans un arbre

Dangers en randonnée, essaim d’abeilles

 

Comme toujours, le choix des vêtements peut vraiment changer la donne. Eviter de porter des couleurs trop vives, elles attirent les guêpes, les abeilles et les moucherons. Pire, ça les excite. Protégez les yeux, la bouche qui sont des points d’entrée formidables. Une crème spécifiques dans la trousse à pharmacie est un plus ( Onctose, diprosome…)

Les blessures:

Pour éviter les risques, mieux vaut ne pas en prendre. Dans ces conditions, soit on ne fait rien, soit on est prudent. Si l’on s’en tient aux statistiques sur le sujet, les hommes se tuent plus que les femmes. Les personnes les plus exposées sont des personnes expérimentées et connaissant parfaitement le terrain. Pas de raccourcis inutiles dans mon propos. L’expérience et la connaissance du terrain sont des données fondamentales mais souvent elles peuvent conduire à un sentiment surdimentionné de sécurité qui fait abaisser le niveau de vigilance. N’excluons pas malgré tout, qu’un adepte régulier à plus de probabilité d’avoir un accident qu’un pratiquant occasionnel.

Moralité: Etre prudent, c’est être conscient de ses actes et d’ouvrir les yeux en permanence. Rester concentré permet d’augmenter ses chances de rentrer en vie et dans de bonnes conditions.

Les accidents constatés sont plus nombreux en terrain facile, en fin de sortie et lorsqu’il est plus légitime de transgresser les règles de sécurité. Vigilance toujours.

Plus de la moitié des blessures touchent les membres inférieurs, en majorité des entorses suivies des fractures. Un quart des blessures touchent les membres supérieurs et la tête. Le reste rassemble les maladies et les problèmes liés à l’ossature ( bassin et tronc).

L’entrainement, l’alimentation et la vigilance évitent beaucoup accidents. De bonnes chaussures, un sac bien équilibré et pas trop lourd, une fatigue modérée et une bonne hydratation renforcent la sécurité. Mettre des gants pour protèger les mains, j’en parle dans un autre article. Privilègier des chaussures avec des semelles efficaces pour avoir un bon contact avec le sol. Au cas où. Grandes diversité de blessures possibles donc vigilance! Les blessures sont dans le trio de tête des dangers en randonnée.

 

geste de secours

Dangers en randonnée, blessure & accident

 

L’eau:

« Je vois si l’eau est potable au premier coup d’oeil » C’est d’un commun. Que celui qui pense cela me dise comment à l’oeil nu, il peut détecter virus, bactéries, parasites et micro organismes dont certains ne font que quelques microns… L’odeur, la couleur, la tolérance d’une personne ne présage en rien de la potabilité réelle. Les produits chimiques sont partout et les sources de pollutions sont multiples: Arsenic, plomb, nitrates (NO3), pesticides, résidus de médicaments…

L’eau dans la nature, c’est comme avoir des rapports sexuels avec une personne inconnue. Soit on se protège, soit on en assume les conséquences… Boire de l’eau à proximité d’un troupeau d’animaux, de grandes cultures, d’une station d’épuration est risqué… Après vous faites comme vous le sentez. Qui est prévenu du risque n’a pas beaucoup d’excuses. Toute activité humaine entraînant une variation du milieu demande une attention particulière du dit milieu. La nature fantasmée, c’est bien pour les décors de carte postale. Dans la vraie vie, le côté bucolique peut voir s’inviter des soucis nommés diarrhée, fièvre dans le meilleur des cas. Dans d’autres situations, les conséquences sont lourdes: hépatites, gastro-entérites, maladies graves voire mortelles. Dans le monde, cinq millions d’humains meurent chaque année des dangers véhiculés par l’eau. 2,3 milliards souffrent d’une mauvaise rencontre avec un ver ou un virus… La France n’est pas exsangue de mort liés à l’eau. Pour l’anecdote, même si l’on en parle moins que les accidents de la route. En 2014, la maladie du légionnaire a provoqué la mort de 122 personnes en ville dans des lieux sûrs (hôpitaux, centre thermaux, habitation). Chiffre de l’institut de l’institut national de veille sanitaire (InVS).

Sans faire un inventaire détaillé: hépatite A, E, certaines bactéries Salmonella, coliforme et E coli. Plus rare mais tout aussi nocif, les risques radiologiques sont aussi à envisager avec sérieux. D’où l’importance dans la préparation d’un itinéraire, de répertorier les ravitaillements d’eau potable (fontaine, camping, cimetières), les points d’eau ( source, lac, retenue d’eau, rivière) et les zones où l’on peut trouver en dernier recours de l’eau même stagnante. Tradionnellement, l’eau est soumise à la gravité donc plus facile à trouver dans les fonds de vallée que sur les plateaux. Nous devons envisager dans ces conditions, les techniques de traitements, du rudimentaire trou dans le sable au filtre de dernière génération qui élimine tout. Question de style, de budget ou d’engagement. Si la plupart des gens savent différencier telle ou telle voiture. Lorsqu’ils associent les mots eau et nature, ils obtiennent une équation étrange:                        eau + nature = potable. C’est parfois vrai, c’est souvent faux. L’eau est dans le trio de tête des dangers en randonnée.

 

Filtre à eau MSR

Dangers en randonnée, l’eau

 

Moralité: en randonnée, sauf si on est vraiment sûr, on traite. Si on doute on traite. Si on peut trouver mieux, on passe son chemin. Attention, la qualité peut changer au fil des saisons (épisode de sécheresse, crues, passage de transhumance, affluence touristique et son florilège de pipi et caca). Certaines personnes trouvent drôles d’uriner dans le torrent alors que le bon sens voudrait que l’on s’éloigne des sources, rivières et autres zones de captages. Prélevez l’eau la plus claire, la moins stagnante et toujours en amont d’une éventuelle  pollution humaine, chimique ou animale. Les cartes de l’IGN, ça sert à ça aussi. Vigilance encore. L’eau et ses maladies. Comprendre les pesticides et les nitrates.

Les chenilles processionnaires:

Leurs poils urticants peuvent provoquer des problèmes de santé très gênants. Quelques précautions s’imposent pour éviter les démangeaisons, les irritations de la peau, les allergies des yeux et autres dommages respiratoires. Les poils urticants sont destinés à protéger la chenille à tous les stades de sa vie. Chrysalides, papillon et  oeufs en sont recouverts. La fonction de ces minuscules poils est de les protéger des prédateurs. Si rentrons en contact avec eux, nous basculons dans la catégorie agresseur. Si vous les touchez, ils cassent et pénètrent la peau.La piqûre d’un poil (il y en à jusqu’à 600 000 par bête) peut avoir des conséquences très importantes. Le transfert vers un service de secours est souvent obligatoire dans les cas les plus graves. Une inflammation ou un oedème de la langue ou pulmonaire peut rendre impossible de se nourrir, boire ou respirer correctement. Apprenez à reconnaître les implantations de nids, d’attroupement au sol. S’en éloigner est indispensable. Certaines espèces semblent inoffensives mais il n’en est rien. Prudence, sur les vieux nids ou les bêtes mortes, même collés dans un vieux nid, sur l’écorce d’un arbre ou sur un vêtements, les poils sont actifs.

 

 

Chenille processionnaire en colonne

 

Nid de chenilles processionnaires dans un pin

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