La nourriture en randonnée, est-elle spécifique? Manger autrement? Mieux? Dans le respect de son corps? Quels besoins physiologiques?

Optez pour une alimentation atypique, modulable, consommable rapidement et assimilable facilement par l’organisme. Et en plus, finit de contraintes de conservation!

Etat des lieux:

Randonner, c’est un sport et c’est vivre autrement. Certains mangent par habitude trois fois par jours, d’autres parce que c’est convivial. On peut aussi voir la nourriture pour ce qu’elle est : un outil destiné à répondre à des besoins physiologiques avant tout.

Je vous propose l’intégration d’une alimentation qui ne craint pas les variations de températures, facile à mettre en oeuvre (avec un peu d’eau et sans dans certains cas).

Nos habitudes alimentaires face à la logique du corps:

En randonnée, il s’agit souvent d’un effort modéré mais surtout prolongé.

De nombreux travaux font apparaître que:

Les sucres rapides sont réclamés par notre corps pour les efforts courts et intenses.

Les graisses sont consommées par nos organes pour répondre à une activité longue et aussi face à un climat hostile comme le froid.

Le corps consomme beaucoup d’énergie pour assimiler et distribuer les nutriments ingérés. Plus il travaille pour transformer et rendre compatible, moins vous avez de nutriments disponible en bout de chaine. Plus le corps travaille et plus il faudra attendre pour avoir un retour sur investissement dans les muscles, les différentes fonctions du corps et sur le mental. Nous devons donc tout faire pour lui faciliter la tache et répondre à nos besoins vitaux de manière efficace. C’est la seule garantie pour conserver tous ces moyens musculaires et mentaux comme la lucidité. Dans nos pays occidentaux, nous ne sommes pas, en général, la peau sur les os. De la graisse, on en a. Il s’agit essentiellement d’apports de nutriments fondamentaux pour ne pas créer de carences et de dysfonctionnements pour les organes. Nous avons besoin, d’eau, de sel et d’un équilibre (l’osmose) entre les deux pour éviter une déshydratation, les reins en pâtiraient. Nous avons aussi besoin de carburants. Il y a les adeptes des barres céréales. Ces produits très transformés, coûteux, souvent remplis de sucres blancs et qui génèrent des déchets à transporter. Combien les perdent où les abandonnent dans la nature? Il y a les défenseurs de l’authentique avec le traditionnel repas copieux et ces indémodables pain+charcuteries+alcool. Sans commentaire. Il y a mille façons de randonner et de mille raisons de le faire. Il a aussi la possibilité, qui s’intègre dans ces différents systèmes comme un complément, un soutient efficient ou un booster.

Les différents groupes:

Il y a plusieurs façons de manger.

Les premiers ne sont guidés que par leurs envies. Envie de chips, de charcuteries, de sucrerie. Tout ce qui se mange vite, rapporte beaucoup de calorie simplement en tendant le bras. C’est le monde moderne. Tu sembles ‘choisir’ dans ce que les industriels remplissent les rayons de supermarchés.

Le deuxième groupe, mange ce qu’il aime. C’est souvent lié à la culture, une nourriture sociale avec ses trois repas par jour, son apport protéiné par la viande, les laitages et toute la logique rabâchée depuis des décennies.

Le troisième groupe, connaît la nutrition et a conscience de ce qu’il ingère. Il sait que son corps n’est pas une poubelle. Ce qui rentre doit être bénéfique et profitable.

Un quatrième groupe, plus extrême, conçoit l’alimentation comme un passage obligé. Dans ce cas, manger n’est ni lié à la fonction sociale, ni lié au bien être ou au réconfort. Ce groupe délivre à son corps, les nutriments indispensables à son bon fonctionnement, à la régulation des différents organes, de sa températures, de son hydratation. Son corps n’est pas une poubelle mais un véhicule à entretenir avec soin. Il a conscience de n’avoir que celui là pour toute sa vie.

En France, nous consommons, chaque seconde, 51kg de poulet et 2kg200 de saucisson.

A l’échelle de la planète, selon la FAO, 600 tonnes de viande sont avalées chaque minutes.

Alors, quel est votre rapport à l’alimentation?

Qu’êtes-vous prêt à faire pour améliorer vos performances et éviter les carences?

Quoi manger concrètement:

Fabriquer ces portions d’encas en fonction du terrain et des heures de la journée facilite la prise en compte des besoins fondamentaux. C’est comme le travail réalisé sur l’itinéraire en amont d’une aventure. Plus vous rélfechirez avant plus vous serez disponible sur le terrain sans ses contingences. Manger quoi, à quelle heure améliore les apports nutritifs.

A chacun son histoire cellulaire, certains péfèreront partir lèger d’autres avec le ventre plein. C’est aussi une question de tempérament. Perso, j’ai opté pour une dominante en graisse en départ d’activité et une relance en sucre modéré en cours d’activité. La protéine et le sel viendront s’intercaler au fil des heures. Manger peu, manger mieux, manger régulièrement ou manger une fois pour toute. Soyez à lécoute de votre corps par de votre simple logique logisticienne. Manger du sel pur n’a rien de très conventionnel. Nous transpirons souvent peu et la question de l’osmose (rapport entre le sel et l’eau du corps) n’est pas considérée avec intérêt en ville. Assimiler du sel et de l’eau c’est recapitaliser ce que nous perdons par la transpiration.

Utiliser des petites rations légères à haute valeur ajoutée. Des pochons rudimentaires avec des petits sacs congélations font très bine l’affaire. Purée de cacahuète, de noisette, d’amande, du miel, du sucre de coco. Avec des sacs à zip, composez vos potions sur le terrain.

Il est très facile et rapide de mélanger ces différents ingrédients pour élaborer des ‘boulettes’ de 30 grammes. C’est consommable tout de suite et ça se conserve dans le temps. Seul petit hic, les purées d’oléagineux, c’est gras. Donc les pochons de rations se stockent dans un sac de sécurité.

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D’y rajouter, suivant les heures, de la spiruline (algue verte concassée ou en poudre riche en protéine, fer et micro nutriment), du gomasio (sésame et sel brut broyé), du rapadura (sucre intégrale). Jouez sur les indices glycémiques pour éviter les fringales et les pics d’insulines. Le corps doit pouvoir être alimenté régulièrement avec des qualités qui ne fatiguent pas le méthabolisme.

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Plus vous ferez le yo-yo avec votre glycémie plus vous subirez des up and down dans le moral, dans les jambes et toute votre journée sans ressentira. Manger, sous-entend de varier ses apports et les quantités en fonction de ses besoins réels. En randonnée, nous allons beaucoup dépenser donc nous allons enrichir notre alimentation proportionnellement. Rien ne vous empêche de mixer votre logique actuelle et d’autres plus atypique comme celle que je vous propose. L’important encore une fois, c’est de se faire plaisir et de se respecter.

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