Evitez les coupures, les ampoules, les contusions. Prenez soin de vos pieds. Moi, j’aime mes pieds. Vous aussi. Passez un pacte avec eux!

Avant de partir à l’aventure, je sais déjà que je vais beaucoup les solliciter… alors nous passons un pacte. J’aime mes pieds. Sous ces airs farfelus, cet article est des plus sérieux. Article atypique mais vérifié parce que mes pieds, j’en prends soin et ils me le rendent bien. Oui, je ne peux marcher sans eux. Je les préserve dans un commun accord. Ils me portent, me permettent de me déplacer avec agilité et rapidité. Je fais donc quelques efforts pour eux.

Mon procédé magique demande un peu de rigueur mais fonctionne. Nous allons le décrire dans les lignes qui suivent. Pour ma part, depuis que j’applique cette méthode, plus d’ampoule ni de douleurs et cela depuis plusieurs milliers de kilomètres.

Moralité: Ce n’est pas psychosomatique. C’est de la logique pure.. Voyons comment:

  • Préparer ses pieds avant de partir
  • Avoir un équipement adapté à sa morphologie
  • Prendre soin de ses pieds durant la journée
  • Chasser les trajectoires

 

Règle n°1: Préparer ses pieds avant de partir

Encore et toujours, la préparation. Quinze à vingt jours avant de partir, hydratez les pieds avec de la crème spécial pieds ou de la crème mains très abîmées. La peau va s’assouplir et retrouver son élasticité jour après jour. Vous en profiterez pour l’assainir des peaux mortes, des callosités. Cela réduit l’apparition de cors, durillons et des crevasses. Procédez à une pédicure méticuleuse. Les ongles doivent être coupés et limés en arrondis pour éviter l’ongle incarné et évitera de vous blesser lors de marches sur des terrains accidentés et lors des sauts. Accessoirement, vous limiterez l’usure de vos chaussettes et cela facilitera le nettoyage des pieds en pleine nature.

Règle n°2: Un équipement adapté à ma morphologie plantaire

Pour éviter les échauffements, les pieds ne doivent pas être trop serrés dans les chaussures. Maintenu oui, oppressé non. Les chaussettes devront protéger le pied des frottements et garantir l’évacuation de la transpiration. Le système de double chaussettes fonctionne bien. Pour ma part, j’ai opté pour une première paire de five finger (chaussettes dont les cinq doigts de pieds sont désolidarisés) et recouvert une fine paire de chaussettes synthétique. L’humidité passe de la première à la seconde paire. Il suffit ensuite de changer régulièrement la paire synthétique au cours de la journée avant de les faire sécher. Le pied doit rester le plus sec possible. Lors de vos pauses, contrairement aux idées reçues, aérez vos pieds, changez de chaussettes. Testez des matières et des associations différentes. Renoncez au coton. Mouillé, c’est lourd. Il réclame un temps de séchage important sur le terrain. Le synthétique sèche en quelques minutes à proximité d’une source de chaleur. Le coton tient pas chaud et aura tendance à vous refroidir toujours au mauvais moment… après un grosse pluie ou un malencontreux pied dans une rivière ou un torrent. Pour aller plus loin, lisez mon article sur les chaussures de randonnée.

Moyens du bord pour rentrer à bon port

Règle n°3: Prendre soin de mes pieds durant toute la journée

L’hygiène est primordiale. Elle évite les ampoules, les mycoses, les ongles incarnés. Ne renoncez jamais à vous laver les pieds. C’est rapide, avec une lingette imprégnée. Vous évacuerez la transpiration, l’excès de sel et la saleté. Pieds propres, pieds heureux, randonneur confiant.

Lavez vos chaussettes, changez-les. Moins vous aurez à souffrir des pieds plus vous aurez l’esprit tranquille pour vivre votre aventure. Ca peut paraître contraignant mais ce qui l’est plus, c’est de souffrir à chaque pas d’une douleur lancinante. Au bout d’un moment, elle supplante tout: le plaisir de la route, du paysage, des rencontres. Seule la souffrance existe. Alors lingette? Savon? Détermination? Le soir au bivouac, même rituel: lavage, massage, séchage, chaussettes propres. Massez vos pieds. le massage est un moyen simple de stimuler les nerfs et les muscles. Passez vos doigts entre les orteils, étirez-les d’avant en arrière. Faites un massage profond de tout le pied avec les mains et les coudes. Vous percevrez ainsi les zones les plus sensibles et permettrez un meilleur afflux sanguin.

Lavage des pieds dans la nature

Règle n°4: (Secret de réussite) Chasser les trajectoires

La vigilance encore de la vigilance. Pour marche en sécurité, il est indispensable de regarder où l’on marche. Terrain instable, serpent, racine, pierre glissante, tous les scénarios peuvent se présenter et devenir un problème.  Un faux mouvement, un mauvais appui et vous voilà avec une tension dans le dos. Pas cool pour le portage du sac. Pieds assurés augmentent les chances de rester sur ses deux jambes sans soucis supplémentaires.

Ma foulée est de 50cms. Je fais souvent 40kms par sortie. Si je prends en compte les montées et les terrains escarpés sur lesquels je fais plus de pas pour moins de distance, une journée de marche peut contenir plus de 85 000 pas. 85 000 chocs, autant de micro-lésions

Chasser les trajectoires, c’est opter pour les terrains les plus sûrs, les plus stables, les plus tendres et les moins contraignants. L’herbe drue, la tourbe, le sable, les abords de chemin dont le sol est plus meuble sont une aubaine.. Varier les surfaces pour favoriser la circulation sanguine et réduire l’impact sur certains appuis.  S’interdire le grand écart, les manoeuvres périlleuses. Tous ces arbitrages, garantissent un bien être du pied. Taper dans le moindre cailloux stresse les pieds. Les sols dures donnent cette sensation de bloc de béton, sclérosé. C’est douloureux, inconfortable et contre productif. Veillez sur vos pieds, c’est aller plus loin dans de meilleurs conditions. C’est gagner en autonomie et en confort global.

 

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