Voir, entendre, c’est systématique. Mais observer, écouter, ressentir, c’est instinctif. Développez vos sens, votre aptitude à utiliser pleinement les ressources de votre esprit. Apprivoisez votre animalité en randonnée pédestre. Un voyage dans le voyage. Faites pétillez vos sens dans une aventure sensorielle au cours de vos treks, vacances, randos, marches.

Nous devons apprivoiser notre animalité pour comprendre et ressentir dans la nature. A l’écoute de nos cinq sens dans chacuns de nos pores, de nos cellules, disponibles dans toutes les directions. Apprendre à retrouver l’enfant qui en nous peut y contribuer. Il a un jour su regarder le monde avec émerveillement. C’est aussi transgénérationnelle. Il fut une époque pas si lointaine, nos ancêtres ont été chasseurs cueilleurs. L’esprit tendu, conscient de ce qui les reliaient à la planète terre. C’est donc ancré en nous. Loin, peut-être mais présent malgré tout. Développer vos  sens n’est pas une hérésie.

lI y a dans la nature, une sensation délicate qui s’offre à vous. Un espace de communion,

une esthétique souvent imperceptible dans l’espace urbain. En ville, les sons sont comme une banque informative, utilitaire très basique. L’audition est une fonction primaire sans valeur ajoutée. Dans le milieu naturel, avec un peu d’effort, c’est plus subtile: l’ouïe est un sens. C’est comme si les pores de la peau avaient pour fonction de nous permettre de penser de manière autonome le monde alentour. Les sens s’entremêlent et se complètent. L’homme est un système complexe de communication. Une vibration devient son. Un bruit se mu en mouvement. Une odeur, un parfum forment des images. L’imaginaire et la curiosité sont aiguisés par les signes de la vie, véritable spectacle intérieur.

Notre cerveau est composé de deux hémisphères. Le gauche gère l’intelligence logique et rationnelle quand le droit rassemble nos capacités intuitives. Lorsque nous acceptons de nous relier à notre inconscient. En laissant, les informations nous parvenir sans les bloquer, nous avons accès à une variété très riche de perceptions. Notre état d’esprit conditionne notre capacité à rassembler des informations et à les lire. Notre inconscient est inaccessible si nous ne sommes pas en paix. Le calme intérieur est donc une donnée fondamentale pour percevoir le monde et notre place dans celui-ci.

Nous allons inventorier nos possibles et les moyens de les éveiller.

Ouvrir les yeux:

« Il y a un chevreuil à 300 mètres à la lisière du bois » Parfois, il arrive de regarder et de saisir l’environnement direct par ses sens, une conviction (via l’hémisphère droit) sans que, concrètement, le gauche (rationnel et logique) n’est émis un avis du type « une tache marron, qui bouge, une forme connue », c’est un chevreuil. Nous devons faire l’appoint pour prendre acte de la véracité de l’information. Miracle, c’est vrai. L’affût est une activité passionnante en foret mais très souvent pour un marcheur, elle est furtive. Quelques secondes tout au plus. Parfois, à des distances très réduites, il arrive d’assister à des spectacles d’une simplicité et d’une beauté étonnante. Un rayon de soleil caresse une famille lapin au levé du soleil. Personne ne vous calcule et d’autres habitants du bois rejoignent cette clairière. C’est d’une poésie extraordinaire. Gratitude. Pour exploiter au mieux sa vue, il ne faut rien négliger. Vue de près, de loin, de côté. Avoir une vision active et générale permet de comprendre le milieu dans lequel nous sommes. Il y a un aspect esthétique et sécuritaire à developper vos sens. Vous circulez en train, en voiture, checkez les alentours! La pupille s’entraine à rapidement définir des animaux. A l’ère du tout image ne laissons malgré pas tous nos sens réduit à celui-ci.

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Tendre l’oreille:

L’audition est une fonction qui permet d’entendre. Elle nous offre ainsi la possibilité d’interagir avec le monde via la parole et le langage. L’ouïe est un sens qui fait appelle à la mémoire. Nous parvenons grâce à quelques notes de musique à nous rappeler le morceau, l’époque, le contexte et les souvenirs, les parfums et les goûts associés. Le son est une vibration, il se propage dans l’air. Grâce à notre histoire personnelle, nous savons interpréter et décrypter les sons de notre environnement. Le bruit d’un avion en rase-motte ou le miaulement d’un chat n’éveille pas en nous la même réaction. Avec ou sans grande vigilance, nous gardons une capacité d’alerte. Certains bruits interpellent, ils se rapprochent et parfois dans l’émotion du moment, impossible de les définir. Comme cette montgolfière à quelques mètres au dessus de ma tête. Lorsque le pilote a remis les gaz, j’ai cru à une bête enragée. Pour dire vrai: un dragon (comme dans les films). Mon imaginaire à plein régime mais ma logique a refusé l’idée… du dragon. Autant dire que la première image de l’engin volant m’a rassuré et émerveillé. Lorsque vous ne percevez pas de danger immédiat, mémorisez le son, n’allez pas instantanément rechercher la vue. Construisez une bibliothèque sonore autonome, développez vos sens. La nuit, dans le brouillard, ça change parfois l’analyse d’un son sans l’appuie des yeux. Les bruits générés par les animaux sont très caractéristiques des déplacements naturels qu’ils effectuent. Les petits pas ou petits sauts d’une souris ou d’une grenouille dans les feuilles sèches ne peuvent pas être assimilés au déplacement sinueux d’un reptile. Le coefficient de fortement ou friction n’a rien à voir. Enrichir sa sensation des sons évite des peurs inutiles et permet d’interagir consciemment avec son milieu direct. Soyez plus attentif, au quotidien, aux bruits, sons, voix, musiques, habillage sonores d’environnement comme le bus, le métro, les supermarchés, aux rythmes.

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L’odorat, le mystèrieux:

Souvent considéré comme le troisième sens après la vue et l’ouïe. C’est aussi l’un de ceux qui est resté longtemps sans vrai recherche. Il y a encore tellement à apprendre sur les propriétés des odeurs. Nos sentiments, nos affinités seraient-ils conditionnés? Quelle place pour les phéromones? Quelle relation, quelle intimité dans notre rapport à cette émanation? Nous sommes bardés de capteurs sensoriels. Ils reçoivent, analysent et enregistrent les informations émises par les molécules.

L’Homme se différencie de l’animal notamment sur ce sens. Il a préféré utiliser ces yeux et ses oreilles là où l’animal a laissé une grande place aux fonctions olfactives. Ces derniers conditionnent l’odeur à la notion de survie.

Si la couleurs offre un cadre précis, défini. La dimension des odeurs est plus complexe et plus insaisissable. Elle est conditionné par notre rapport au monde et notre personnalité. L’odeur est souvent relié à l’objet. Nous la conditionnons à une chose odorante. Une forêt de résineux chauffée par le soleil. L’odeur de la terre lorsque l’orage commence à humidifier le sol. L’odeur est relié à une émotion. L’émotion à une pensée. C’est très subjectif. Développer vos sens, passe par la prise de conscience de l’effet que produisent les odeurs au quotidien. Ouvrez le frigo, un garde-manger, essayez d’en définir le contenu.

Le toucher, fondement des émotions:

Percevoir le vent, la température, la peau est une source d’information extraordinaire. Elle permet d’interagir avec ce qui n’est pas nous. C’est par le toucher que l’on transmet l’affection et déclenche les émotions positives (caresses) ou négatives (coup, coupures, agressions). Se relier au sol, en ressentir la texture par les mains, les pieds permet de nous connecter à un lieu. « Je suis de passage mais je suis là ». Humide, sec, chaud, froid, doux, rugueux, piquant, coupant, gluant, dur, malléable, instable, silencieux, bruyant. L’expérience du toucher renseigne sur de nombreux paramètres techniques. Certains agréables. D’autres sont des signaux d’alarmes à prendre en compte avec plus ou moins de prudence. Développer vos sens, c’est accéder à de belles surprises.

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Le goûter:

Il est indissociable de la bouche et de la langue. Le goûter renseigne sur les saveurs fondamentales: salé, sucré, acide, amer et umami. Cette dernière saveur a été redécouverte par un japonais mais elle a été découverte par le français Brillat-Savarin au 19ème siècle sous le nom de goût savoureux. Quelques 8000 capteurs sont répartit dans la bouche et sur la langue de quoi se faire un avis précis. A table, prenez le temps de manger, d’intégrer dans votre assiette différentes saveurs: herbes, épices… Recherchez les aromates, leurs textures, les émotions et images qu’elles suscitant et enfin l’interaction entre elles.

Exercice pratique en foret:

Dans un lieu qui vous convient. Installez-vous confortablement. Faites une photographie rapide de votre esprit. Dans mon entourage, il y a une rivière, des arbres… Puis fermez les yeux quelques minutes. Faites la paix en vous. Chassez les pensées du quotidien. Laissez-les vous parcourir sans vous laissez accaparer. Soyez disponible aux sons directs, puis élargissez le cercle. Tentez d’en définir la source. Un bruissement dans les feuilles, le clapotis d’une résurgence d’eau, un oiseau, un bousier qui s’active à proximité.

Définissez les variations de températures lorsque le végétal masque ou non le soleil. Essayez, avec une respiration longue et lente de définir la nature du sol, de la végétation. Il suffit parfois d’un ou deux pieds d’ail des ours pour que l’air s’imprègne d’une odeur sulfurée. Cette plante aime les endroits humides et ombragés souvent proche des ruisseaux. Soyez à l’écoute de vos émotions. Qu’est-ce que je ressens? Un monde nouveau s’offre à vous si vous développez vos sens.

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