ign carte à carte

Faites imprimer une carte personnalisée à votre image. C’est loin d’être un gadget. Choisissez le format, l’orientation du cadrage, l’image de couverture. Marquez vos tracés, vos points d’intérêts, personnalisez-la à vos couleurs. C’est rapide, pas beaucoup plus cher et très pratique en randonnée pédestre. Partez avec moins de cartes que prévu pour vos treks, séjours nature ou rando à la journée. C’est un outil formidable et mieux conçu que de nombreux produits du commerce conçus pour les randonneurs. Le service est proposé par l’IGN et s’appelle carte à carte. C’est une source d’informations en complément du GPS de randonnée.

 

Le prix, un faux argument:

Oui et non. C’est comme tout. On peut aussi ne rien faire. C’est gratuit. Ou imprimer des photocopies au travail. Une carte du commerce fonctionne très bien. Mais la carte personnalisée est parfaite pour fixer une zone bien précise sans en passer par une multitude de cartes. Prenons l’exemple de l’image ci-dessous. Vous allez vous rendre sur le secteur des Vosges du Sud. Pour partir serein, vous achetez les quatre ou cinq cartes. A 12 euros la carte, faire imprimer une carte équivalente vous reviendra moins cher. Et pour peu que vous y retourniez, pensez plus large. Procédez à un découpage à votre mesure. C’est aussi très pratique pour compléter une zone en évitant de chevaucher plusieurs cartes pendant plusieurs heures.

 

IGN carte à carte

Assemblage IGN, Vosges du sud, Données IGN

 

ign carte à carte

Assemblage cartes CV, Données Club Vosgien

 

Le service carte à carte propose deux types de papier (classique ou indéchirable). Cette dernière option permet une plus grande durabilité du produit. Moins de trous d’usure ou accidentel. « on est où? Je sais pas c’est juste dans le trou! ». Si vous pouvez vous permettre du papier indéchirable. Faites-le. Les cartes deviennent plus durables.

 

IGN, carte à carte, randonnée, orientation

Carte randonnée abîmée, ©cheminderandonnee.com

 

Gain de place, gain de poids:

Il n’y a pas de petits profits. Une, deux, droit cartes en moins, c’est toujours ça de gagner sur le poids du sac. En plus, la plupart des cartes sont fragiles. Les contorsionner dans tous les sens ne les rendra pas plus lisibles le moment voulu. Quelques jours de pluie et certaines sont devenues inutilisables.

Un outil fonctionnel et personnalisable:

D’abord vous pouvez choisir avec le format. Si ouvrir une grande carte vous déplait: vous allez adorer. Si vous rêvez d’en avoir encore plus: vous allez adorer. Trois formats disponibles: petit (48x99cm), grand ( 72x110cm) et maxi ( 96x110cm). C’est le format qui conditionne une grande partie du tarif final. l’offre tarifaire va de 14,5 à 21 euros. Sur l’application de création de carte vous pouvez sur un simple coup d’oeil apprécier la différence entre les différentes sections de terrain sélectionnées. Vous pourrez aussi l’orientation de votre carte (paysage ou portrait). Encore une fois, ça permet d’optimiser l’espace imprimé et de n’avoir d’une vaste zone vraiment utile. Transporter une carte sur laquelle 20, 30 ou 50% des infos imprimées ne sont pas exploitables n’a pas d’intérêt. L’échelle est aussi personnalisable avec quatre niveaux de précision (1:15 000, 1:20 000, 1:25 000, 1:30 000). Encore un bon moyen pour étendre la zone couverte sur la carte si vous n’avez pas besoin de beaucoup de précision. Sur une carte 1:30 000 vous avez une représentation d’une plus grande surface de terrain que sur une carte 1:15 000 mais sur une carte 1:15 000, il y a une meilleure définition du dénivelé et des subtilités du terrain. C’est souvent un sérieux atout en terrain accidenté pour éviter les grands détours et les accidents surtout par mauvais temps et sans visibilité. Dernier point et non des moindres, vous pouvez ajouter sur la carte une grande richesse d’informations. Après les cartes sont déjà très riches. Plus vous en mettez moins vous pourrez la lire et la compréhension en sera réduite. Ajouter le ou les tracés manuellement ou en importants un fichier gpx, les points d’intérêts est un jeu d’enfant. Enfin, l’aspect esthétique. Vous pouvez choisir une carte roulé ou plié. Modifier la couverture. Sur l’illustration ci-dessous, une couverture bleue avec une photo sur l’avant, à l’arrière il y a toujours la carte de la zone couverte. Vous choisissez vos titre et sous-titre. La livraison est rapide.

 

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Carte à carte,TOP25 ign, ©cheminderandonnee.com

Les cartes de randonnée en France:


Assemblage IGN, Vosges du sud, Données IGN

 

IGN carte à carte

Carte d’assemblage France, Données IGN

 

Le niveau de précision (échelle)

1:15 000 (1cm sur la carte = 150 mètres sur le terrain), utilisé en montagne

1:25 000 (1cm sur la carte = 250 mètres) carte de référence en randonnée

1:100 000 (1cm sur la carte = 1km) pratique pour les tracés bien balisés sur de longues distances

 

Types de carte orientés ‘randonnée’

Les cartes nationales, régionales et départementales ne sont pas précises pour se déplacer sur les chemins et sentiers. Mais d’autres offres sont disponibles.

IGN TOP 75

C’est une mine d’information pour tous ceux qui passent du vélo à la marche. La carte est très complète pour connaître le réseau routier (autoroutes, départementales, réseau secondaire et local). Le patrimoine culturel et les particularités naturelles et géologiques (courbe de niveaux, monuments religieux, grottes, châteaux…)

IGN TOP 25 et Série bleue

Elles sont plus appropriées pour les randonneurs. La précision étant meilleure, vous pouvez ainsi mieux vous repérer sur le terrain. Les sentiers, les habitations, les sources, les fontaines, les refuges sont référencés et légendés pour un repérage d’un coup d’oeil.

Elles possèdent un quadrillage  kilométrique UTM. Chaque carré fait un kilomètre de côté et le pourtour de la carte comporte des nombres (repères géodésiques). En calibrant correctement votre GPS, vous pouvez connaître s’orienter avec les deux systèmes. Apprenez à faire fonctionner carte et GPS.

savoir où vous êtes

Comment faire pour être localisé rapidement en cas accident? Réponse: Grâce aux outils connectés pour le secours aux personnes. Le marché est très dynamique actuellement. Traceurs GPS, balise de détresse personnelle (PLB), émetteur de localisation d’urgence (ELT). Décryptage pour savoir où vous êtes au cours d’une randonnée pédestre. Des produits légers, compacts et abordables financièrement. A chaque produit son utilisation et son public. Faites le bon choix de matériel suivant le pays où vous allez, les prédateurs rencontrés et l’éloignement de la civilisation. Beaucoup de personnes vivent trés bien sans tout comme les GPS. Rien n’est obligatoire. Mais dans certains cas de figure, pour rassurer les proches, faciliter ou accélérer les secours, savoir où vous êtes ça peut changer les choses.

 

Décryptons les produits spécifiques randonnées en laissant de côté les Arva (évoqué en fin d’article) et les radiobalises fixes de localisation des sinistres (type borne d’autoroute). Nous découvrirons:

 

 

Les outils disponibles sont nombreux mais demandent une réflexion en amont sur votre rapport au risque et votre préparation. Quels avantages pour moi? Est-ce nécessaire pour me permettre d’aller plus loin, plus serein? Avant d’évoquer la manière d’être secouru, rappelons qu’avant l’arrivée de tous ces outils d’infos instantanées. Il y avait et c’est toujours un outils précieux: le road book (livre de route). Plus ou moins détaillé suivant l’engagement et votre personnalité de chacun. Il est indispensable pour penser, consolider votre programme et être compris de votre entourage. Avec ça, vos proches et les services de secours peuvent comprendre votre raisonnement et savoir où vous êtes.

 

 

 

Le Roadbook, ce service minimum pour les proches:

 

Par sécurité et pour éviter de rendre des comptes en permanence, c’est un outil pratique. Savoir où vous êtes rassure les proches de manière très simple. Vous rédigez votre road book sur papier ou en pdf sur informatique. Une version simplifiée si vous souhaitez garder le champ libre et une grande variation dans le déroulement. Cela donne une trame. Une blessure, un contretemps et il est tout suite plus évident de connaître votre route théorique et le résonnement qui a été le vôtre.

 

C’est judicieux de mettre aussi, en fonction de l amétéo, de votre forme, de vos envies, les détours ou raccourcis pour aller dans tel endroit, visiter telle personne ou contourner telle ville en raison de votre humeur sauvage… du jour. Le mérite de ce genre de travail, c’est de clarifier son aventure, de s’y projeter et d’en apprécier déjà certaines incohérences.

 

 

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Extrait roadbook, Données personnelles, roadbook simpliste

 

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Roadbook journée, Données personnelles, tract descriptif grand public

 

 

Les équipements connectés rendent la prise de risque plus acceptable. Après, si vous ne prenez pas de risques (chemins balisés, pas de prédateur, zones urbanisées), l’utilité est discutable surtout pour les balises d’urgence. Ce type d’équipement est destiné à l’urgence pas au petit bobo. Pour les traceurs, la localisation est plus un confort pour rassurer la famille qu’autre chose.

 

Trois systèmes: le traceur GSM, la balise détresse/ traceur satellite, la balise de détresse satellite. Trois systèmes, trois produits pour des clients très différents.

 

 

 

La balise pour savoir où vous êtes WEENECT :


 

C’est une solution alternative et pratique, en France dans les zones couvertes par le réseau GSM. La balise possède sa propre carte sim. Le fonctionnement est simple. Vous configurez l’application en un temps record: personnes prévenues, zone de mouvements, paramètres personnels. En cas de problèmes un message d’alerte est envoyé sur les portables. Ils peuvent connaitre votre position en temps réel (carte, boussole, radar) et même vous parler. C’est eux qui lanceront l’appel aux secours le cas échéant. Le boitier est léger et très compact. L’achat très abordable (de 60 à 100e suivant les périodes) et l’abonnement annuel (de 3,5e à 7e avec ou sans engagement). L’appareil existe en plusieurs déclinaisons mais la version sénior fait très bien l’affaire. La batterie a cinq jours d’autonomie. L’appareil n’est pas étanche, une pochette est livrée avec. Application Android et iOS accessible à tous sur mobile.

 

 

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Balise Weenect, Données constructeur, appareil de localisation GPS

 

 

La balise pour savoir où vous êtes SPOT:


 

Elle a évolué au fil des années. Plus légère et compact, étanche, plus autonomie. Elle coûte un peu moins de 200 euros et peut se louer pour une somme modique. Comptez environ (5e par jour + 10e de frais administratifs) hors options éventuelles et frais de ports. Tarif juillet 2017.

 

La balise SPOT envoie un signal dont la fréquence varie en fonction de votre porte monnaie. Toutes les cinq minutes ou toutes les deux minutes trente, elle permet de savoir où vous êtes. Elle est efficace presque partout sur la planète car elle n’utilise pas la couverture du réseau téléphonique. Elle exploite Globalstar (système de location par satellite).

 

Les infos collectées sur votre location sont transmises par sms ou mail aux personnes désignées sur l’application dédiée. Si vous déclenchez l’alerte, votre requête est gérée par un centre spécifique qui prévient les secours et vos proches.

 

Acheter ou louer, il faut dans tous les cas en plus de l’appareil s’acquitter d’un abonnement pour bénéficier du service.

 

 

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Balise SPOT, Données constructeur, Localisation et appel d’urgence

 

 

La balise pour savoir où vous êtes Fast find Ranger PLB 406:


 

C’est encore un autre système. Ici pas de localisation avec application dédiée ni utilisation du réseau GSM. PLB est la contraction de personal locator beacon, en français balise de repère personnelle.

 

C’est une radiobalise de détresse pour la localisation d’urgence. Elle exploite le réseau de satellites COSPAS-SARSAT et permet de savoir où vous êtes. Un appui sur le bouton SOS et le signal de détresse est relayé aux services de recherche et de sauvetage. Un dispositif indispensable pour organiser les secours en Laponie ou au sommet de l’Evrest. En France, le 112 fonctionne bien même sur de nombreuses zone blanche. Qui dit balise de détresse dit urgence vitale souvent en milieu reculé. Certaines stations de montagne dans l’hexagone ont investit dans la

 

 

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Fast find ranger, Données constructeur, signalement d’urgence

 

 

Conclusion:

 

La limite de ces systèmes, c’est aussi l’origine de leurs atouts. Les satellites sont fiables mais ils doivent vous « voir ». Une vallée profonde, une forêt dense, beaucoup de nuages et le signal a plus de mal à être transmis. La nuit, renoncez à l’idée d’être secouru par  hélicoptère. La rapidité d’intervention des secours peut ne pas être au rendez-vous suivant le pays où vous êtes. La fiabilité et la précision est souvent question d’investissement. Le choix du modèle conditionne aussi son efficacité. Pour fonctionner, ces systèmes ont besoin de batteries, de courant, d’attention de votre part pour rester chargé. Pour avoir une chance d’être secouru au plus vite, il faut activé le dispositif très souvent. Pour cela, il faut être en état de le faire. Savoir où vous êtes ne signifie pas intervenir immédiatement.

 

Enfin, si vous deviez avoir à vous servir du dispositif de secours. Il faudra vous rendre visible avec des habits colorés, une couverture de survie (réfléchis la lumière) ou une lampe stroboscopique.

 

Vous avez maintenant plus de cartes en main pour évoluer de manière autonome et responsable. La bonne solution étant celle qui vous correspond réellement le mieux. Vous devez être à l’aise avec vos choix. Et même si ces outils rendent la prise de risque plus acceptable, ils n’’empêcheront jamais de se poser des questions basiques: Quelle est ma prise de risque? Suis-je apte à le faire? Quel niveau d’inconfort puis-je encaisser? Vais-je renoncer au moindre petit bobo? Est-il cohérent d’enclencher une chaine de secours et des risques pour l’équipe d’intervention alors que ma pratique est dangereuse, absurde ou inconsciente?

 

Certains massifs français ont sauté le pas. Dans le Vosges, par exemple, cette technologie permet d’intervenir au plus vite notamment en hiver. A cette saison, dans les forêts enneigées, les randonneurs délaissent les chaussures d’été pour les raquettes. Le port d’un ARVA (appareil de recherche des victimes d’avalanches) est toujours préconisé pour les sorties. Et puisqu’ARVA est une marque, le nom commun désormais utilisé est DVA (détecteur de victimes d’avalanches).

 

 

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Arva, Données constructeur, recherche victimes d’avalanches

Comment porter son sac à dos

Comment porter son sac? c’est à peu près comme dormir dans un hamac.

Il y a ceux qui savent et le vivent bien. Et puis, il y a ceux qui souffrent.

Que souhaitez-vous? Gagner en confort ou en mauvais souvenirs? Nous allons découvrir:

  • Comment s’économiser avant, pendant,
  • Le secret dynamique
  • La règle d’Or
  • Définir votre profil de portage

 

S’économiser. Comment? Avant.

Sur un sac à dos d’entrée de gamme, il y a moins de réglages que sur un sac premium mais ça n’empêche pas régler son sac. Ajuster les sangles à sa morphologie, c’est faire corps avec lui et éviter l’inconfort durant la journée. Les sacs les plus évolués ont des tailles suivant votre gabarit, il y en a pour les femmes et les hommes et suivant le type de marche que vous pratiquez. Un bon choix, c’est beaucoup de douleurs en moins et de lésions qui mettent souvent plusieurs jours à se résorber. Le bénéfice: du plaisir et l’esprit libre pour apprécier le moment présent pendant. Quoi demander de plus de mieux? Ne faites pas l’impasse sur cette étape, elle est cruciale.

S’économiser. Comment? Pendant.

C’est là que vous devez intégrer une priorité en randonnée et que trop peu de randonneurs ont validé dans leurs cellules.

La randonnée est un sport dynamique dont la principale composante est l’adaptation. Aucune place à la routine. La recherche de trajectoires (voir l’article sur le pacte avec mes pieds), l’hydratation, l’itinéraire et ses aléas. Tout donne du peps ou du fil à retorde ça dépend de votre expérience et demande de procéder à des arbitrages permanent. C’est passionnant.

S’économiser. Comment? Intelligemment. Le secret dynamique.

La plupart des sac à dos possèdent trois types de attaches. Une ceinture ventrale pour stabiliser le sac et éviter qu’il ne tangue. Une ceinture pectorale pour faire corps avec lui sur le haut du corps. Et enfin, les bretelles remboursées pour l’harnacher aux épaules. La plupart des marcheurs le portent sur ce dernier système. C’est un tord à mon sens. Le poids doit être porté par le bas ou le haut du corps en fonction du terrain et des heures de la journée.

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sac à dos journée

 

Règle d’or pour le portage du sac à dos:

Le réglage doit être minutieux et ajusté sur plusieurs sorties si besoin.

La ceinture ventrale au dessus du bassin.

La sangle pectorale au niveau des poumons.

Le coeur du secret: Les bretelles ne touchent pas  les épaules. Possibilité de passer deux doigts.

Un positionnement dynamique évite de stresser les chaires. Limitation des courbatures et contusions.

En montée: le sac détaché en trois points sur le corps pour garder la liberté de mouvement notamment du bassin.

Sur le plat, chemin forestier ou route: pas de ceinture ventrale ni pectorale, les épaules portent. Puisqu’en temps normal, c’est le bassin qui accuse la charge du sac.

En descente comme en montée: libérer la cage thoracique pour respirer sans contrainte à plein poumons.

En montée et descente très accidentées: serrez tout. Un mauvais mouvement, et le balourd vous emmène au sol ou dans le décor.

Pour ma part, suivant les aventures, je porte un sac (10 à 16 kg). J’aime avoir assez de matériels et autonomie, pour opter pour telle ou telle variante. Belle étoile, hamac, sous un tarp. C’est l’humeur du jour qui conditionne les options de route et d’activité. J’aime farouchement cette souplesse. Le poids, j’y veille mais ça n’est pas dans ma logique un point déterminant. Avec cette rigueur, le sac n’est qu’un élément de moi même. J’y pense au levé au coucher. C’est simple. ça fonctionne. Essayez!

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attache pectorale sac à dos

Sinon, vous avez d’autres options en fonction du type de randonneurs que vous êtes ou souhaitez être.

Profil 1, portage sac à dos:

Le meilleur moyen de ne pas souffrir de son sac, c’est qu’il soit léger. Les marcheurs minimalistes le savent bien. Avec 30 litres de chargement, certains partent plusieurs semaines. Ils sont peu nombreux, c’est très engageant et cela demande un état d’esprit très ouvert.

Profil 2, portage sac à dos:

Si vous n’êtes pas minimaliste, que vous aimez le confort et que vous ne souhaitez pas vous charger, restez sur les chemins équipés de malle postale par exemple. En France, sur le GR70 (chemin de Stevenson) et sur certaines portions des chemins de Saint Jacques des camions taxis récupèrent votre sac le matin dans le gîte où vous êtes et le dépose dans celui où vous serez le soir.

Profil 3, portage sac à dos:

Si vous voulez marcher un peu partout, toujours dans l’esprit de la règle 2. Mangez dans le bistrot et dormez à l’hôtel. Prenez un change, une gourde et un vêtement de pluie, pour l’essentiel. Pour la lessive, dans de nombreux hôtel vous avez un sèche cheveux ou un petit radiateur dans la salle de bain. Faites une petite lessive à votre arrivée et finissez le séchage ‘à la main’ et au sèche cheveux dans la soirée. Vous vous apercevrez vite que le coton, c’est vraiment pas pratique.

Profil 4, portage sac à dos:

Vous n’êtes ni minimaliste, ni argenté pour financer l’hôtel et les autres types hébergements. Cherchez à ne prendre que l’essentiel pour l’autonomie. Faites une liste. Remplissez votre sac et sous-pesez. C’est lourd? Musclez-vous. C’est vraiment trop lourd et vous n’avez pas le temps? Réduisez la voilure. Toujours cinq tee shirt, neuf paires de chaussettes, trois pulls et deux brosses à dent au cas où ? Bonne courage, vous ramènerez beaucoup de souvenirs et des douleurs inoubliables…. Intégrer une pincée de ‘état d’esprit très ouvert’ du profil 1 et vous ferez de la place. Un change, un pull et une bonne adresse au cas où vous cherchez une nouvelle brosse à dent! Voilà plusieurs centaines de grammes de gagné. N’oubliez jamais, que vous soulevez votre sac à chaque pas. Vous avez une foulée moyenne de 50 cms, vous faites 25 kms aujourd’hui, vous allez procéder au minimum à 50 000 impulsions pour vous élever du sol.

materiels survie

Les gants:

Quoi? les gants. Marcher avec des gants tactiques type ‘mechanix’ devient vite une habitude été comme hiver. Souple, ils permettent de garder beaucoup de dextérité. Pour éviter de se blesser dans les descentes d’éboulis, lorsque le terrain est accidenté ou très glissant, c’est parfait. Ils encaissent à la place de votre peau, les griffures, les échauffements, les pincements et toutes les coupures occasionnées par des chutes.

C’est un outil indispensable pour garder les mains propres. Se laver les mains n’est pas toujours facile et c’est pourtant indispensable pour manger, se soigner, se frotter les yeux… Le gel hydro-alcoolique, c’est bien mais on ne peut pas en transporter des litres. De ce côté là, la résine, les larves et la gentille limace que vous avez écrasé en prenant appui sur une pierre dans un passage délicat… C’est pas méchant mais parfois ça agace pour rien. Vous pouvez prendre appui dans un mur de roche sans scruter s’il y a un objet ou une bestiole urticante.

Pour se frayer un chemin dans les ronces, prendre appui sur un arbre. Avec des gants, les épines, les aiguilles, les échardes ne vous feront plus peur. Encore du gel de gagner, du temps et de la souffrance en moins. Ce sont les gants qui absorbent et très rarement les mains. Ca évitera les petits bobos et le temps perdu à les traiter ou à subir et contenir une infection. Anticiper, prévenir, avoir un coup d’avance. En voilà des atouts qui font des gants tactiques un outil léger et vraiment pratique.

La couverture de survie lourde ‘grabber’ ou ‘all weather blanket’:

Ca c’est un indispensable. C’est robuste, relativement léger (environ 350g) et ça à mille utilisations possibles. La première, maintenir la température corporelle. Enveloppez-vous dedans et elle va garantir le maintien de près de 90% de la chaleur du corps. Sous la pluie et ou dans un courant d’air, c’est précieux. Sur une personne affaiblie ou blessée, c’est vital. S’envelopper dedans avec un simple briquet et fait très vite un lieu réconfortant et très chaud. Faites le test, c’est incroyable, c’est du mylar, une surface alu. Lors d’une pause, La Grabber permet de s’assoir sans se salir, sans prendre l’humidité ou le froid, garder ses affaires au sec.

Si le modèle en question est équipé d’oeillets, vous pourrez construire un abris de fortune ou au bivouac avec quelques ficelles. Les dimensions classiques peuvent variées suivant les modèles et les marques (environ 215cm x 150cm). C’est impeccable pour devenir invisible lors d’un bivouac improvisé près d’une route passante… Il suffit de s’enrouler avec le tapis de sol et son duvet et vous voilà protégé pour une belle nuit sous les étoiles. La graber est fabriquée dans une matière souple mais solide et silencieuse. Rien à voir avec les couvertures de survie jetable du commerce fragiles et bruyantes. Si vous la choisissez orange, elle permettra d’être repérer de loin par les secours. Choisis dans un ton vert, c’est la discrétion assurée pour un poncho. Idéale pour faire de l’affût ou se faire oublier.

La pelle à caca:

Là, c’est pas facile d’être plus sérieux sur ce petit objet en plastique super légèr (- de 100g) et très solide pour enterrer les excréments.

C’est bon pour la nature et les animaux

Parce que la vue, ça compte dans la nature. Si vous n’aimez pas la vue du papier toilette usagé ou des gros étrons au milieu ou sur les bords d’un chemin, odeur en prime, ne le faites pas subir aux autres. Enterrer, c’est aussi éviter que des animaux soit au maximum au contact de nos bactéries. Les animaux mangent local et bio. Ils ont de l’avancent sur nous! Maintenons-les à l’abris de nos habitudes alimentaires bizarres et de tous les produits chimiques qui nous constituent. Les odeurs peuvent aussi les déranger. Dans la nature, certains animaux utilisent l’odeur de leurs selles pour marquer un territoire. En agissant de cette manière, nous créons un dysfonctionnement inutile. Perso, j’ai toujours un petit sac poubelle dans la poche pour collecter tout mes déchets: papiers, plastiques. J’y mets le papier toilette usager. Certains l’enterre. Moi, je le ramène en ville. J’entends déjà les plus récalcitrants ‘ c’est sale’. On parle bien de papier que vous aviez sur vous il y a 5 minutes et de déjections que vous aviez en vous? Du papier souillé dans un petit sac poubelle à jeter en fin de journée? Préserver la nature pour l’apprécier encore, contribuer à son équilibre compte pour vous? Sommes-nous que des consommateurs encore une fois? A réfléchir. Autre point, Il est interdit de faire ses besoins à proximité d’un point d’eau (puit, rivière source) pour éviter de polluer.

Dernier aspect, creuser un trou sans effort et silencieusement avec une petite pelle, c’est très rapide. Un trou avec le talon de la chaussure ou un bâton, encore une fois, perte d’énergie, du temps et un risque de blessures. Pensez à vos chaussures, elles méritent mieux que cela.

Tout n’est qu’un jeu. Aller en nature pour se ressourcer, c’est comme du donnant/donnant. La nature vous donne, vous lui rendez du respect. A votre échelle, cela peut ne sembler rien. Sur ce chemin, il y a sans doute beaucoup de passage. Ca fera la différence, ça l’a sans doute fait pour vous aussi de ne pas subir le dernier passage. 

chaussures randonnee

Les chaussures

Posez-vous les bonnes questions: 

Au delà des concepts des uns et des autres. Si je ferme les yeux, quelles chaussures j’aimerai avoir aux pieds? Qu’est-ce que j’attends d’elles (confort, légèreté, sécurité, entretien, style).

Quel est mon projet? A court et moyen terme? Ensuite, est-ce que mon rêve, mes aspirations et ma réalité sont cohérents? Et enfin quel est mon budget? C’est à mon sens le dernier point à aborder. Un choix par le prix est un choix par dépit. Un choix par dépit est un mauvais choix. Un mauvais choix se paye parfois lourdement sur le terrain.

Les grands choix qui s’offrent à vous:

En randonnée, à la journée ou sur plusieurs jours, le choix est déterminant. Il n’y a pas une paire miracle qui irait à tout le monde et garantirait confort, sécurité et zéro ampoule. Les chaussures sont comme les vêtements, ça varie suivant le contexte.

Une grosse en cuir ira très bien pour la randonnée sur plusieurs jours, les jours de pluie et les randonnées avec terrains accidentés. Plus le dessin de la semelle est important ( avec des crans profonds et nombreux) plus votre pas sera précis. C’est à dire que le pied sera stable sur le sol réduisant les chutes, les faux mouvements et autres sentiments d’incertitudes. Une paire de baskets de trail pour les ballades à la journée, sur terrain sec et avec beaucoup de bitumes car elles sont conçues pour amortir les chocs. Elles sont aussi privilégiées par certains randonneurs au long cours pour le gain de poids et un séchage rapide. Toujours avec un marquage de la semelle important pour accrocher le terrain et gagner en efficacité et en vitesse. Encore plus légère, une paire de five fingers (chaussure dans laquelle les cinq doigts de pieds sont séparés pour garder leurs indépendances). Ce type d’équipement suffira à ceux qui veulent garder le contact avec les éléments naturels. Ce type de produit est aussi formidable pour reposer les pieds en fin de journée après un gros effort ou pour une partie sur terrain meuble genre tourbe.

Marcher c’est solliciter tout le corps mais c’est en premier absorber des impacts. Avec une foulée de 50 cms, un marcheur qui parcours 40 kms dans la journée va accuser plus de 80000 chocs. Faire l’impasse sur un bon choix de chaussures peu vite devenir problématique pour le corps, le moral et l’aventure.

Pensez coaching et développement personnel:

J’ai longtemps attendu avant d’investir dans un modèle de choix. Avec ces petites phrases parasites, c’est cher, il y a plus important, et si j’arrête. Envisagez-le différemment. C’est une carotte, un outil de motivation personnel très puissant. S’autorise une récompense si on marche X jours, kms est une idée absurde et castratrice. Marcher, c’est pour se faire plaisir et se ressourcer. Pourquoi alors devoir subir de l’inconfort, du mécontentement, du dégoût, des obligations et l’envie d’en finir pour enfin avoir la carotte. Est-ce compatible avec la recherche de plaisir? Le corps mémorise toutes ces mauvaises sensations et l’esprit ne manque pas de les ressortir lorsque la motivation s’étiole lorsqu’il fait froid, nuit, après s’être perdu.  Prenez soin de vous!

Mon mot d’ordre, pour réussir: je dois tout mettre en oeuvre pour être heureux. Etre à mon aise, me sentir en sécurité, avoir le sentiment que cet équipement correspond à ma personnalité et à l’esprit dans lequel je souhaite évoluer est primordial. Le seul compromis possible, c’est d’aller à son rythme. Aller trop vite peut s’avérer contre productif. Car au fil du temps, les besoins s’affinent. L’histoire raconte que chercher le toujours plus cher, le plus classe n’est pas plus déterminant et ne répondra pas non plus forcément à vos attentes profondes. Tout est question de compromis.

Aller au delà des préjugés et du prêt à penser:

Seul compte son ressenti et ses envies véritables. Je connais un randonneur qui ne jure que par ses rangers. A la question pourquoi?, il répond sans fioriture: pas cher, entretient sommaire et aucune perte de réflexion au moment de dévaler un pierrier le jour où pour gagner du temps, il décide de tracer tout droit. C’est clair, net, ça n’engage que lui et c’est son équilibre. Certains habitants de la Réunion participe chaque année à l’ultra trail de la diagonale des fous… en tong. 166 kms à parcourir et plus de 9000 mètres de dénivelé positif, c’est pas donné à tout le monde.

A chacun son truc. Cultivez ces différences, c’est avant tout rechercher ce qui nous habite et ce qui fonctionne pour nous. Mieux nous connaître. L’idée, c’est ni de faire comme tout le monde, ni de se démarquer à tout prix. L’important, c’est d’être en cohérence avec sa démarche. Ca peut prendre un peu plus de temps que d’aller dans le premier magasin de sport et d’acheter ce qu’il y a en promo en tête de gondole dans les couleurs restantes.

 

La satisfaction est souvent à la hauteur de l’investissement personnel. Ce qui s’applique aux chaussures s’applique aussi aux vêtements avec un niveau d’exigence supplémentaire.

La marche à ce pouvoir puissant de nous révéler à nous même. Nous allons le parcourir ensemble.

En randonnée, plus vous serez méticuleux dans vos choix et votre préparation, plus vous aurez du temps pour vivre de belles choses sur le terrain.