Récit de 89 jours de randonnée dans un garage souterrain pour évacuer ces émotions responsables de contre performance. Envisagez un entrainement de fond pour tout changer et réussir vos randonnées pédestres. Un peu d’inconfort avant pour mieux vivre pendant. Enrichissez vos possibles! Votre organisme et votre esprit vous le rendrons!

  • Le synopsis
  • Les champs d’application
  •  Par où commencer?
  • Pourquoi ‘se faire mal’ au fond?
  • Mon terrain de jeu: un garage souterrain. Où ça?
  • Peut-on y trouver son compte?

Le synopsis:

C’est un projet hivernal un peu farfelu à la base intitulé ’89 jours de randonnée pour tout changer’. Il s’agissait de lister toutes les situations où l’on se sens mal lors des randonnées, où je me sens mal. J’ai quelques heures de vol dans le domaine et j’ai sais exactement les situations où le moral va flancher. Avec les années, j’ai appris à me connaître et à concevoir mes aventures en jouant avec ces situations ou en les évitants. On pense à tord que pour être un bon marcheur, il faut randonner beaucoup, souvent…. Oui mais, ce  n’est pas la seule solution pour progresser et tout changer. On peut aussi agir sur des paramètres très précis. C’est de l’horlogerie!

Les champs d’application pour tout changer:

Travailler sa régularité, accroire sa longueur de pas sont des exemples de séances d’entrainement spécifiques. Il s’agit d’habituer l’organisme à des conditions variées (froid, chaud, de la pluie, du monotone, du plat, du dénivelé). Marcher quand on n’a pas le moral, lorsqu’on est malade, la nuit…. tout est un bon prétexte pour dépasser une émotion, un état, un inconfort pour emmagasiner du vécu, des mécanismes de sauvegardes. Tout changer ou du moins qui ne va pas demande du temps et de la détermination.

En engrangeant des ‘blocs émotionnels’ on part avec des acquis pour tout changer en profondeur. Petit train va loin! Qui ménage sa monture va loin! Les adages sont légions depuis bien longtemps et transportent dans leurs sillages des vérités, des attitudes pour éviter le point de rupture. Alors faute d’emporter avec vous tous les ouvrages de psychologies et de managements inimaginables et bien inutiles sur le terrain: enrichissez vos possibles!

Par où commencer?

Mon inventaire personnel a été de lister les zones rouges. Tout ce qui fait que des fois, je pourrais écrire en gros caractère ou hurler à tue-tête dans une baisse de moral: A CHOISIR, J’AIME PAS

Moi personnellement avant ce projet de 89 jours pour tout changer j’aimais pas:

  • Les terrains trop plat.
  • Les chemins monotones, trop linéaires, trop carrossés 
  • Les odeurs industriels et la pollution
  • Le bitume sauf pour aller vite d’un point à un autre. Mais non, inutile de me mentir, j’aimais pas
  • La ville en générale, car ça n’est plus marcher mais se déplacer. 

    89 jours pour tout changer 1

    Garage souterrain… de nuit, le paysage ne distrait pas de l’objectif… C’est fait pour

Pourquoi ‘se faire mal’ au fond? 

J’ai trouvé mon terrain de jeu idéal pour casser ces mécanismes du j’aime pas.

En dépassant ces freins, j’irai plus vite et je vivrai mieux mes journées. Je serai plus disponible pour moi-même, ma sécurité et pour libérer de l’espace cerveau pour aller à la rencontre des autres.

J’avais entendu l’histoire d’un coureur qui préparait la diagonale des fous et faute d’avoir du dénivelé dans sa région enchaînait des cages d’immeubles. Rien de très réjouissant sur le papier. Pour être un bon marcheur, il faut surtout progresser là où ça coince. Ce sportif était véritablement déterminé. Il aurait surement préféré être au milieu d’un super paysage. Mais pour apprécier le contexte mieux vaut être apte à gérer le contenu sinon c’est fade ou impossible à apprécier. Son but, c’était d’être prêt pour vivre SA course. Et avant d’apprécier son terrain de jeu, il a commencer par tout changer dans SON terrain personnel. Avant de récolter les fruit de son effort, il a produit un effort conséquent.  Il a envisager et mis son projet dans son ultime vérité. Que le corps et l’esprit soient opération et préparer à, le jour J. Alors comme un amateur de Parkour (sport urbain consistant à franchir des obstacles), j’ai choisis la ville. Un garage souterrain près de chez moi. Avantage, il est accessible jour et nuit. Il est toujours éclairé et j’ai le confort de créer des séances sur mesure en rentrant chez moi aussi souvent que désiré. 

Mon terrain de jeu: un garage souterrain. Où ça?

Le garage souterrain concentre tout ‘le pire’ pour moi pour tout changer. Souvenez-vous: du plat, du monotone, du linéaire, du bitume et de la ville. Suivant les séquences, j’y ai passé de 1h30 à 3H chaque soir ou un soir sur deux pour développer des ‘blocs émotionnels’.

Taille de mon espace de vie, 60 mètres de long, 5 mètres de large. C’est pas plus stupide que des aller-retour dans une piscine ou des tours de pistes d’athlétisme. Tout n’est qu’une question de point de vue. Et lorsque mes voisins ou les livreurs de journaux me posaient des questions et me regardaient avec des grands yeux, je n’avais qu’une chose en tête: tu sais ce que tu fais. Vis ta vie, ne perd pas ton temps à l’expliquer. J’ai enchainé des centaines de kilomètres tout l’hivers en alternant avec des journées de marche bien réelle. Toujours aussi des thématiques, proprioception, trajectoires, vitesse. Un peu de tout pour tout changer.

Peut-on y trouver son compte?

C’est devenu un jeu de contourner les méandres de l’esprit qui font chuter et se trouver des excuses pour ne pas avancer, s’arrêter ou ne pas sortir. En décembre, je suis partis une semaine pour valider certains ‘blocs émotionnels’. Du froid, du monotone… et ce fut plutôt instructif. J’ai remis le couvert en mars sur la semaine la plus froide. Une semaine de vent du nord avec du -15 °. Tu vois ce vilain traquenard émotionnel arrivé et puis avec les outils validés au cours de ces séances d’entrainement, tu passes outre. Ce n’est pas toujours évident. Ce défi n’est pas de croire que tout devient facile mais que beaucoup de choses sont possibles à atteindre. Croire en soi n’est pas simple ou naturel surtout dans l’adversité. Croire en soi, c’est s’organiser pour rendre ses aventures plus fluides.

S’entrainer à domicile, c’est renoncer à rentabiliser une journée de marche et rendre efficace sa marge de progrès. C’est aussi vivre pleinement ces journées de randonnée puisque l’entrainement de fond est produit sur des temps différenciés. 1H30 d’entrainement, c’est un film. Renoncer à quelques soirées télé, c’est pas du cinéma, c’est passer à l’action.

89 jours pour tout changer

Sac à dos randonnée ultra léger
XC3 Pajak

Marcher devient plus fluide, j’y reviens. L’avantage aussi de travailler son potentiel à domicile, c’est de pouvoir tester énormément de conditions de course. Par exemple, actuellement, je prépare un projet sur plusieurs jours. Mon nouveau sac est déjà prêt. Il est chargé comme le jour du départ. 

Duvet, pharmacie, poche à eau, nourriture, vêtements… Au fil des jours, j’ai modifié le réglage optimal pour mon dos. Mon équipement est organisé selon mes besoins. Si j’avais souffert, j’aurais modifié la charge, le remplissage, le sac… Pour gérer des ‘blocs émotionnels’ sur les douleurs lombaires, l’idéal est encore de travailler avec un sac plus chargé et moins confortable. Le stress du corps est obtenu plus rapidement et il devient aisé de comprendre comment dépasser les obsessions de ce genre de situations douloureuses. En travaillant sur des séances courtes, vous ne générerez pas de lésions car ce n’est pas le but. A tous les pervers de la vilaine douleur, faite le test du caillou dans la chaussures. Le pied va bien finir par lui trouver une place! On peut aussi l’enlever mais dans certains cas, c’est loin d’être si simple. La fatigue aidant parfois on fait mine de s’en accommoder, une idée bien étrange à froid d’ailleurs.

89 jours pour tout changer

Sac à dos militaire ALICE, armature métal chargé de bouteilles d’eau

Le choix du garage souterrain s’est avéré vraiment étonnant pour développer des structures mémoriels. Ce sont des espaces prêt de consommer sur le terrain. Je m’explique. En se plaçant dans un état d’esprit précis avec une musique, une émotion… on calibre une période de 5, 20, 45 minutes, c’est à vous de l’envisager selon vos besoins. Cette séquence doit être répétée pour que le corps et l’esprit les jouent comme une partition de musique, un automatisme. Lorsque sur le terrain, cette séquence sera nécessaire, il ‘suffira’ de puiser en vous pour faire plus facilement abstraction d’une situation pour se recentrer sur ce module. Allez chercher du pain dans la vallée avant la nuit? Atteindre un refuge avant l’orage? Une séquence rapide ou cadencée viendra s’intercaler pour vivre un moment plus ou moins délicat avec un air de déjà vu, une familiarité. 

Se connaitre, c’est allez au devant de soi, prendre soin de soi. Plus vous percevez et maitriserez vos possibles et vos ressources mieux vous les gérerez au quotidien et dans l’urgence d’une situation ou la lucidité est fondamentale.

Digiprove sealCopyright secured by Digiprove © 2018